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Renée Martel

Renée Martel- Un amour qui ne veut pas mourir
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Événements : Renée Martel
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18 mars 2015 Un disque hommage à Renée Martel lancé en mai | Disques
Paroles et Tablatures : Renée Martel


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Biographie

Dès son plus jeune âge, Renée Martel se familiarise avec la scène, la télévision et les studios d'enregistrement. Son père, le chanteur Marcel Martel l'invite fréquemment à son émission hebdomadaire à la station CHLT-TV de Sherbrooke et l'amène en tournée à travers le Québec et tout l'est du continent nord-américain. Sa mère Noëlla Therrien, chanteuse réputée, l'encourage également à développer ses talents vocaux. Encore adolescente, elle grave quelques reprises de chansons populaires, devenues aujourd'hui introuvables, sur les étiquettes Météor et Match. En 1966 elle commence à se produire en spectacle avec ses propres musiciens, sous le nom de Renée & The Silverboys, et effectue de fréquents séjours dans la métropole, alors en pleine effervescence.
L'été suivant, elle se joint à l'équipe des disques DSP dont les artistes-vedettes comme Les Sultans, Éric, Claire Lepage ou les Aristos ont le vent dans les voiles. La vague « Yé-Yé » est alors à son plus fort, si bien que plusieurs jeunes garçons et filles deviennent vedettes du jour au lendemain. Pour sa part, Renée est déjà une pro lorsqu'elle connaît son premier succès sur disque avec « Liverpool ». La chanson est suivie de « Je vais à Londres », deux références indirectes à la trajectoire des Beatles, les héros des années soixante sur le plan musical. Comme la majorité des artistes de sa génération, Renée grave à quelques reprises des adaptations de chansons du célèbre quatuor: « Entre tes bras» (Good Day Sunshine), « Goodbye » et surtout « Un certain soir», une version savamment orchestrée de « The Night Before ». Parmi ses sources d'inspiration, il faut citer les chanteuses Petula Clark « Viens changer ma vie » (Color My World), Marie Laforêt « À demain my darling », Dionne Warwick « Quand un bateau passe » (Trains And Boats And Planes) et Dusty Springfield « J'aurai bien mon tour de chance » (I'll Try Anything).
Découverte féminine de l'année 1968 au Gala des artistes, elle participe pour une première fois à la super tournée estivale Musicorama aux côtés de Karo, Stéphane, Dick Rivers et Patrick Zabé, ainsi que les groupes Les Lutins, Les Hou-Lops et les Jades. Dans la mouvance de ces spectacles saisonniers, elle grave successivement deux hymnes de circonstance en duo avec Michel Pagliaro, qui vient tout juste de quitter les Chanceliers. « Les vacances » se veut un des tubes de la tournée 68 et l'année suivante le duo courtise les palmarès à nouveau avec « C'est l'été », sur la nouvelle étiquette Spectrum du producteur Denis Pantis.
Devenue une des vedettes les plus adulées des adolescents, on la retrouve de plus en plus souvent en première page des hebdos artistiques et ce, quel qu'en soit le motif. Elle sait aussi gagner les plus grands et son auditoire se fait de plus en plus familial. Qu'elle choisisse parmi les succès au goût du jour comme « Nos jeux d'enfant » et « Le bateau du bonheur » ou qu'elle rendre hommage aux chansons des années précédentes en interprétant « Le temps du muguet » et « Embrasse-moi » (Be My Baby des Ronettes). Ce retour dans le temps, qui s'opère naturellement entre l'artiste et son public, la rapproche bientôt de la chanson country & western qui a baigné son enfance. C'est toutefois sans nostalgie qu'elle aborde le répertoire country de ses contemporains.
Des auteurs-compositeurs comme Gene MacLellan et Buffy Sainte-Marie deviennent de nouvelles références à son répertoire au moment où elle entre dans l'âge adulte. Dès 1969, elle puise chez cette dernière « The Circle Game » qui devient « La ronde des saisons » puis un peu plus tard, en 1971, elle reprend à son compte « Put Your Hand In The Hand », que MacLellan avait confiée au groupe ontarien Ocean, en version québécoise. Sa reprise devient l’immense succès « Prends ma main ».
Dès ses premiers succès, parmi lesquels figurent « Je vais à Londres » et « Johnny Angel », Renée Martel écrit elle-même les paroles françaises de plusieurs de ses chansons ; une habitude qui deviendra la norme dès 1970. C'est donc avec ses mots qu'elle impose coup sur coup deux succès de facture purement country au printemps et à l'automne 1972 : « Un amour qui ne veut pas mourir », une version du groupe américain Delaney & Bonnie & Friends et « Si on pouvait recommencer », l'adaptation du succès « Just One Time» du légendaire Don Gibson.
Ce faisant, la blonde chanteuse continue de faire le pont entre les musiques pop et country ; deux genres musicaux qui se côtoyaient tout naturellement au tournant des années cinquante et soixante et ce, même chez des groupes pop comme les Beatles et les Rolling Stones. Un tel rapprochement a également lieu en 1974 entre la musique pop et la chanson d'auteur sur l'album « Réflexions...» dont l'écriture est confiée à Marcel Lefebvre (sauf une chanson signée Christine Charbonneau) et la musique à Jean-Guy Chapados. L'album qui bénéficie également de la présence de Marcel Beauchamp et de Michel Robidoux ne connaît pas les succès de vente des précédents mais présente une nouvelle facette de l'artiste qui y aborde des sujets d'actualité. L'année suivante c'est Robert Charlebois qui lui écrit une version de son cru d'un succès de Glen Campbell « Rhinestone Cowboy», laquelle devient « Cow-Girl dorée ». Un nouveau numéro un et un classique de la jeune chanson country au Québec voit le jour.
En 1977 et 1978, elle coanime l'émission « Patrick et Renée » en compagnie de Patrick Norman sur les ondes de CFTM et du réseau TVA. Au même moment, alors qu'une vague rétro déferle au Québec mais également à l'échelle mondiale, elle reprend quelques succès mûris par les ans: « Tu n'es plus là » (Blue Bayou de Roy Orbison, réactualisé par Linda Rondstadt), « J'ai besoin de ton amour » et « Quand va-t-on m'aimer » (Walk Right Back et When Will I Be Loved des Everly Brothers), cette dernière interprétée en duo avec Michèle Richard, son amie d'enfance. Ayant rejoint la maison de disques de Guy Cloutier, elle enregistre en 1980 un album en hommage à Connie Francis et à Brenda Lee. En 1981, elle participe également à la tournée « La grande rétro », en compagnie de Johnny Farago, René Simard, Gilles Girard et du groupe Johnny Jet Black and the Comeback. Entre-temps, elle maintient sa présence au palmarès avec des succès dans une veine plus contemporaine comme « Darling » et « El Lute ».
En 1983, son album « C'est mon histoire » marque sa première collaboration avec les disques Star et lui vaut le trophée Félix de l'album country de l'année. La chanson titre est une adaptation de « Nickels And Dimes», un succès mineur de Dolly Parton qui connaît un bien meilleur sort dans son interprétation québécoise. L'album renferme aussi le futur hymne des fans de musique country, qui donnera son nom à une série télévisée retraçant les principaux jalons de l'histoire du country au Québec. Cette chanson, « Nous on aime la musique country», réunit pour une rare fois les voix de Renée et de ses parents, Marcel Martel et Noëlla Therrien. L'année suivante elle offre un ultime « Cadeau» à son public avant de prendre une pause de plus de six ans, ayant choisi de s'installer au Maroc où la mène le travail de son époux. Avant de partir, elle participe une fois de plus à la tournée « Jeunesse d'hier à aujourd'hui », une rétrospective réunissant une dizaine d'artistes et rappelant l'époque de la célèbre émission de télé mettant en vedette Pierre Lalonde et Joël Denis.
À son retour, au début des années quatre-vingt-dix, elle entre en studio et lance un nouvel album intitulé « Authentique», celui-ci ne renferme que des chansons inédites. De 1994 à 1997 elle anime « Country Centre-ville », une nouvelle émission diffusée à la télévision de Radio-Canada et enregistrée depuis Moncton. Elle y accueille l’ensemble des artistes du monde country francophone. Ses obligations professionnelles d’animatrice de télévision lui laisse moins de temps pour la scène mais ce n'est que partie remise.
À l'été 1997, elle reprend la route et prépare, l'hiver suivant, un nouvel album consacré au travail des pionniers country & western du Québec. L'album intitulé simplement « Country» paraît en 1998 et est suivi d'un nouveau spectacle qu'elle conçoit en hommage aux Paul Brunelle, Willie Lamothe et Marcel Martel. Le sort ne lui permettra pas de terminer cette tournée, suite à un accident qui l'immobilise pendant plusieurs mois. Avant même qu'elle ne soit complètement rétablie, le décès de son père et de nouveaux problèmes de santé l'amènent à réévaluer son approche du métier. L'album « À mon père », consacré entièrement aux chansons de Marcel Martel devient ce que l’artiste croyait être son adieu à la vie artistique. Ironiquement, cet album devait aussi s'avérer le premier de sa longue discographie à être certifié Or, atteignant des ventes de 50 000 exemplaires, elle qui avait pourtant connu d'énormes succès sur 45 tours au début de sa carrière.
Au printemps 2002, elle publie une autobiographie avec la collaboration de son fils Dominique Chapados, aux éditions Publistar, sous le titre Ma vie, je t'aime. Elle y raconte son cheminement personnel, sa carrière professionnelle sur cinq décennies, et leurs incidences réciproques.

En décembre 2006, alors qu’elle a quitté la vie artistique depuis bon nombre d’années, l’artiste fait une rencontre marquante, laquelle lui permettra ultimement de réaliser son plus grand rêve : revenir sur scène. C’est en effet par pur hasard que l’artiste rencontre l’impresario granbyen Pierre Gravel, lequel avait déjà travaillé avec elle des décennies plus tôt. Celui-ci lui propose de remonter sur scène et de commencer à travailler sur un nouvel album de chansons originales. Avec un nouveau gérant, un nouveau producteur et un nouvel agent, l’artiste se sent revivre et travaille d’arrache pieds pendant plus de trois mois à la préparation de son nouveau spectacle. En mars 2007, devant la salle bondée et enthousiaste du Vieux-Clocher de Magog, Renée Martel reprend ses fans là où elle les avait laissés 9 ans plus tôt. Plusieurs ovations et rappels plus tard, l’artiste et son gérant savent que le retour de la chanteuse était attendu et que son public est toujours au rendez-vous.

Une tournée majeure du Québec et du Canada Francophone se met en branle et les éternels complices musicaux de l’artiste (Marc Beaulieu et Jeff Smallwood) se joignent à l’équipe du spectacle. Au lendemain de sa rentrée Montréalaise l’artiste est comblée par l’accueil que lui a réservé le public et les journalistes : « Le miracle mérité […] Renée Martel resplendissait, svelte et magnifique, défendant avec joie, confiance, fierté, le répertoire d’une vie. » prétend Sylvain Cormier du journal Le Devoir, «On parlera plus seulement de retour, mais d’une renaissance. » dit pour sa part Jean-Christophe Laurence de La Presse, « Renée Martel éblouit ses fans […] Le retour sur scène de la chanteuse est réussi » conclut de son côté Philippe Renault du Journal de Montréal.

Fort de ce retour sur scène, Pierre Gravel souhaite maintenant concrétiser le retour sur disque de l’artiste. Martin Leclerc, collaborateur de longue date de Pierre Gravel International, lui propose de s’associer en co-production avec la maison de disques Musicor, l’une des plus importantes maisons de disques au Québec. Le résultat est saisissant. Quatorze chansons composent ce nouvel album intitulé « L’héritage », un album qui se veut en quelque sorte le résultat de précieuses rencontres artistiques qui ont mené entre autres à la collaboration de deux grands de la chanson d’ici. D’abord celle de Richard Desjardins (À un coeur de cristal) qui lui a écrit une chanson et qui l’interprète avec elle, puis celle de Robert Charlebois avec lequel elle chante également en duo, expérience que les deux artistes ont vécue ensemble il y a plusieurs années avec la chanson « Cowgirl de ville ».

L’événement est d’autant plus important qu’il s’agit du premier album de l’artiste composé entièrement de chansons originales depuis 1992. Dans cette nouvelle production réalisée par Marc Pérusse, Renée Martel désire plus que jamais transmettre son héritage en s’appuyant sur celui qu’elle a reçu et qui lui a permis de construire une carrière d’exception.

Désireuse d’élargir ses horizons et d’embrasser la vie dans tout ce qu’elle peut lui offrir, Renée Martel laisse une grande place aux auteurs et compositeurs émergents dont Éric Goulet, Catherine Durand, Andréanne Alain et Daniel Beaumont, qui a écrit pour Tricot Machine. Il en résulte un album qu’on découvre comme un coffre au trésor rempli de pièces uniques, nées de nouvelles alliances, celles-là même qui donnent des élans vers le dépassement de soi, l’enracinement dans la vie et l’authenticité.

Avec L’héritage, Renée Martel peut aussi compter sur son fidèle complice, Marc Beaulieu qui assure la direction musicale, et sur une équipe de musiciens chevronnés dont: Jeff Smallwood, Pierre Côté, Sylvain Quesnel, Jean-Guy Grenier, Daniel Hubert et Justin Allard.

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Marie-joseeVigneault Date : 12 septembre 2016 à 18:35