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Olivier Martineau : Chialer pour chialer (et pour rire) | Le Devoir

Donald Loignon Perso

Transmis par : Répertoire des artistes Québécois

Date de parution : 7 décembre 2019

Source de la nouvelle :
Le Devoir

Alain François

On rejoint Olivier Martineau dans un café, avenue du Parc. Au moment de prendre place devant lui, une inquiétude se fait jour à la vue des quatre tasses qu’il confirme avoir vidées. C’est que, si l’on en croit ses performances sur scène, il a d’emblée le débit rapide, l’humoriste. Avec une dose accrue de caféine dans le système, on craint d’avoir du mal à le suivre. Ô surprise ! Dans la vie, il s’avère qu’il est aussi posé que réfléchi, Olivier Martineau.

Portant son nom, son premier spectacle solo aura sa première montréalaise le 18 février au théâtre Saint-Denis, après avoir été bien reçu à Québec. Au menu, et le principal intéressé s’en targue fièrement : du chialage tous azimuts. « Il ne s’agit pas de se plaindre, précise-t-il. Plutôt de se fâcher pour des motifs, ma foi, tout à fait valables. » Magnanime, Olivier Martineau promet d’égratigner tout le monde, lui y compris, sans égard pour la bien-pensance.

Sa méthode : désigner, isoler, décortiquer puis pourfendre toutes les absurdités de la vie. « Imaginez l’existence comme un vaste système d’engrenages. Moi, je focalise mon attention sur les grains de sable qui empêchent son bon fonctionnement », résume habilement Olivier Martineau, qui — tiens donc — confiera plus tard avoir été enseignant pendant quelques années.

« J’enseignais l’art dramatique, explique le diplômé en histoire de l’art. Être confronté à des cohortes indifférentes ou hostiles, à des élèves qui, le lundi matin, aimeraient être n’importe où ailleurs que dans leur classe et qui le font savoir, ça prépare au pire. C’est la meilleure école pour la scène qui soit. »

En l’occurrence, d’autres expériences garnissent le CV du jeune trentenaire. Par exemple, Olivier Martineau est également guitariste. « J’ai longtemps été dans un groupe, mais, à un moment, mes partenaires sont devenus super bons tandis que moi, je stagnais un peu. J’ai mis ça de côté, puis, de fil en aiguille, l’humour s’est imposé à moi. J’ai compris que c’est cette expérience de scène là qui convenait le mieux à mon tempérament. »

La musique du rire

« Déjà enfant, poursuit-il, j’étais très extraverti et je cherchais l’attention. Il y avait un trou ? Je sautais dedans. Je voulais faire rire. Ironiquement, en musique, Georges Brassens a toujours été pour moi une influence majeure, surtout à cause de sa propension à critiquer l’autorité dans ses chansons. Je dis “ ironiquement ” parce que Brassens, il est aussi très drôle. Autrement dit, même en musique, la composante humour me travaillait. »

Bref, de détours en occupations connexes, Olivier Martineau est revenu non pas à la case départ, mais à sa passion originelle, fort, toutefois, d’un parcours diversifié. Ce dont témoignent son univers comique et sa présence scénique. Laquelle, convaincante, il faut croire, lui a valu d’assurer les premières parties de gros noms comme Jerry Seinfeld et Jamel Debbouze. Le 18 février, c’est le sien qui trônera sur la marquise.

De cela non plus, il ne se plaindra pas.

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